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jeudi 3 février 2011

Venise, tu n'auras jamais ma mort ...



J’ai des amis qui connaissant mon léger penchant pour la Dominante m’inondent de clips et autres infos où le nom de Venise apparaît. Il en va de même pour vous, assurément. Voici ce que j’ai reçu hier soir. Au début, j’ai ri. Ringard ! Et puis, j’ai découvert l’année de la chanson: 1977...

34 ans !

Le temps de la chanson, je vous invite en 1977.

Quel est le premier souvenir qui vous monte aux yeux ?

Quels rêves aviez-vous en 1977 ?

Que faisiez vous, il a 34 ans ?

Qui étiez-vous en 1977 ?




jeudi 10 décembre 2009

Bon anniversaire petite Camille...



Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis
On la trouvait jolie et voici qu'elle est belle
Pour un individu presque aussi jeune qu'elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
Madame, vous aviez embelli



Ces quelques mots partagés pour fêter les vingt ans, aujourd'hui, de ma fille Camille.
Camille qui nous manque énormément...
Après Rome, c'est Brighton qu'elle a choisi pour continuer ses études.
Deux ans déjà...

Joyeux anniversaire Camille !
Sois la plus heureuse...
N'arrête jamais de dévorer la vie...ce que tu fais déjà avec tant d'élégance.
Je t'aime Camille.



Voici quelques pastels vénitiens, fort peu artistiques, mais ô combien câlins à la mémoire...


2001: parc Savorgnan, sous les lustres du Danieli, au pied du campanile...






2002: la Piazza et les Maures...



2005: le Florian, en revenant de Burano...


2005: large sourire sur les Zattere...




2006: vers San servolo, grimace au Florian sous la pluie...




2007: au Metropole, dans l'Orient Express...





2008: à l'Aromi, chez Romano, la lagune...








mardi 24 novembre 2009

Près du campo de l'ami Goldoni...

Le billet de Lorenzo sur les chiens et Venise m'a ramené un an en arrière, presque jour pour jour.
Voici la singulière rencontre dont je postais les détails sur le forum du Campiello


Pour éviter la cohue du campo de l'ami Goldoni, je prends résolument une étroite et sombre calle de traverse.
Me précède de peu un homme, vénitien, à n'en pas douter.
Sans un regard, ce dernier, la main muette tendue vers le sol, me fait part d'un danger imminent: une énorme commission canine !
Quelque semelle a déjà manifestement gaufré la pièce, élargissant inégalement l'affaire.
A mon tour, avertissant mon épouse, ne voilà t'il pas qu'elle se met à s'énerver:
"Mais il n'y a plus que de la m... dans les rues de Venise !"

L'homme s'arrète, se retourne à peine et dans un zézayant français :

"Madame, vous avez mille fois raison !
C'est la nouvelle mode ! C'est à celui qui aura le plus gros chien !
De nos jours, les vénitiens, dans leurs minuscules appartements, ont un deux énormes chiens
!"

L'ampleur de son geste n'a d'équivalent que son indignation subitement éructée.
A la queue leu leu, nous reprenons la calle.
Mais sa colère ne s'apaise nullement.

" Regardez là! Ce palais hors de prix! Ils en on fait une pissotière !"

Il nous montre une des toilettes publiques, au coin de la calle Bissa.

"L'étroitesse de ces calli et les téléviseurs hurlant, fin de journée !
Je pense que dans moins de deux ans, j'aurai quitté cette ville !"

Ensuite, le monologue dégénère:
"Et tous ces Africains, tous ces gitans...!"
La calle s'évase. il se retourne et nous lance:
"Vous savez ce qu'il manque ici!?!"

Serrant le poing, il dévisse son poignet et répond à sa propre question:
"De l'autorité !"
Le bras élancé vers l'arrière, il prend congé en nous lançant un tonitruant "bonjour".


Il faudrait avertir le chien et lui dire qu'entre ses déjections désordonnées et l'ignominie d'un état "fort", le gué est trop vite franchi ! :(
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